Le plus souvent, le MG peut (doit) faire seul le diagnostic, notamment en cas de trouble de l’apprentissage souvent associé. L’histoire clinique, l’observation et le retentissement du trouble doivent faire proposer aux (deux) parents de remplir l’échelle de Conners (version en 10 items). Un score > 15 avec 2 cotateurs différents est évocateur de TDAH.
Un bilan neuropsychologique n’est pas nécessaire pour le diagnostic, mais souvent utile pour le suivi, en cas de comorbidités ou pour le diagnostic différentiel.
À mettre en place lors du diagnostic et à poursuivre tout au long du suivi.
Expliquer le TDAH au patient et à la famille, tout au long de la prise en charge (sur plusieurs années).
Proposer des stratégies spécifiques pour améliorer concentration et gestion temporelle : routines, « time-out », « stop, think and go » …
Apprendre à récompenser les efforts.
Construire un projet thérapeutique global en concertation avec l'enfant et ses parents : participation à un groupe de parents, envisager des aménagements scolaires et pédagogiques.
Traitement de troubles DYS associés.
En fonction de la sévérité des symptômes et de leur impact sur le quotidien (scolaire, familial et social) et systématiquement associé à des mesures non médicamenteuses.
Initié par le spécialiste, renouvelable par le MG pendant 1 an (changement posologique possible).
Posologies à adapter en fonction de l’efficacité et de la tolérance, qui sont variables pour chaque individu. Maximum 60 mg/jour, mais commencer par de petites doses.
Possibilité de combiner formes LI et LP le matin pour un effet « booster ».
Confusion fréquente entre HPI et TDAH. Des caractéristiques communes : désintérêt pour les tâches répétitives, non respect des consignes, difficultés à accepter de s’ennuyer, problèmes avec le graphisme, sentiment d’injustice… Diagnostic complexe en cas de coexistence. Un signe important : en cas de HPI isolé, disparition des symptômes à la maison. Test de QI indispensable en cas de doute.
Bien traitée, l’hyperactivité peut être une force subtile comme le montre la réussite sociale ou professionnelle d’anciens TDAH.