Il est parfois difficile de corréler l’ECG aux symptômes, notamment quand la survenue des palpitations est rare et/ou de durée très courte. Les palpitations sont un motif classique de consultation en médecine générale. L’examen clé est la réalisation d’un électrocardiogramme (ECG) au moment des sensations de palpitations. Celui-ci permettra de faire le diagnostic de l’arythmie sous-jacente et de proposer un bilan cardiologique adapté, puis un traitement approprié.
Les onychomycoses sont des infections fongiques chroniques de l’appareil unguéal, le plus souvent dues à des dermatophytes, mais aussi à des levures et à des moisissures non dermatophytes. Elles sont fréquentes (≈ 10 % dans la population générale selon les séries), augmentent avec l’âge et peuvent altérer la qualité de vie. Le diagnostic clinique seul est imparfait, car une dystrophie unguéale n’est pas synonyme d’onychomycose ; la confirmation biologique (examen direct/culture, PAS, PCR selon contexte) est donc recommandée, particulièrement avant tout traitement oral prolongé.
Très fréquents, les nodules thyroïdiens, bénins et non évolutifs dans plus de 90 % des cas, ne requièrent pas de prise en charge spécifique. L’objectif du clinicien doit être de savoir diagnostiquer les cancers thyroïdiens à risque de récidive ou de décès (5-7 % des nodules), les nodules hyperfonctionnels à risque d’hyperthyroïdie (5 %) et les nodules compressifs (rares) tout en évitant les surdiagnostics conduisant à des chirurgies inutiles. Compte tenu des difficultés persistantes de caractérisation préopératoire des nodules, il s’agit d’un véritable challenge qui a motivé l’élaboration de recommandations récentes des sociétés françaises et européennes et requiert un parcours de soins adapté impliquant en premier lieu le médecin généraliste en lien avec les endocrinologues, médecins nucléaires, radiologues et chirurgiens.
La précocité du diagnostic et de l’initiation d’un traitement de fond sont essentiels dans la polyarthrite rhumatoïde débutante, illustrant le concept de fenêtre d’opportunité. Le diagnostic positif de polyarthrite rhumatoïde repose sur la présence d’arthrites cliniques, persistant plus de 6 semaines, habituellement associées à un syndrome inflammatoire biologique et la positivité de la recherche de facteur rhumatoïde et/ou d’anticorps anti-protéines citrullinées. Chez un patient consultant pour des arthralgies, sans arthrite clinique, il est recommandé de réaliser les explorations minimales permettant d’évaluer le risque d’évolution vers une polyarthrite rhumatoïde et d’orienter rapidement le patient vers un rhumatologue. La prise en charge reposera avant tout sur les traitements symptomatiques, les règles hygiéno-diététiques et la surveillance. Chez un patient consultant pour des arthralgies, avec arthrite clinique, il est recommandé de réaliser les explorations minimales devant une suspicion de polyarthrite rhumatoïde et d’orienter le patient vers un rhumatologue, si possible dans un délai de 6 semaines, pour confirmer le diagnostic et initier un traitement de fond synthétique conventionnel.