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7 points clés - Ménopause, 1res consultations et THM

Revue No. 111
1 - En préambule
La ménopause n’est pas une maladie, mais une étape de vie. La survenue de la ménopause représente un moment charnière dans la vie des femmes : elles sont en activité au moment de l’installation des symptômes et passent près de 40 % de leur vie en état de ménopause. La prévention de ses conséquences est un enjeu sociétal : c'est pourquoi une consultation longue dédiée à la ménopause doit voir le jour cette année.

 

2 - Un diagnostic clinique avant tout
Elle survient physiologiquement en moyenne à 51 ans. Son diagnostic est rétrospectif après 12 mois d’aménorrhée ± associée à des symptômes fonctionnels (climatère). Il n’y a pas besoin d’examen complémentaire pour confirmer le diagnostic (dosages hormonaux, écho pelvienne…), ni de test au Duphaston®. Les signes fonctionnels du climatère sont présents précocement, dominés par les troubles vasomoteurs. Ils sont quasi constants (90 % des femmes rapportent au moins un symptôme) et de durée variable (toute leur vie restante pour 15 % des femmes).

 

3 - Le SGUM…
Syndrome génito-urinaire de la ménopause
Il regroupe l’ensemble des symptômes vaginaux (sécheresse vaginale, prurit), sexuels (dyspareunie) et urinaires (urgenturie, polyurie nocturne, infections urinaires abactériennes récidivantes, dysurie…). Il est très fréquent : 70 % des femmes rapportent au moins 1 symptôme et il s’aggrave avec l’âge. Il ne nécessite pas d’examens complémentaires. Un traitement par voie vaginale est recommandé : hydratants et lubrifiants en1re intention, oestrogènes locaux si nécessaire.

 

4 - 2 grands risques à évaluer
L’ostéoporose post-ménopausique : 1 femme sur 3 après 50 ans. L’évaluation du risque repose sur la recherche des facteurs de risque de fracture et sur la mesure de la densité minérale osseuse (DMO).
Le risque cardiovasculaire : principale cause de mortalité de la femme après 50 ans (7 fois plus que le cancer du sein). Il est recommandé d’évaluer de manière individuelle le risque CV lors de la consultation, y compris les antécédents CV personnels et familiaux.
La 1re consultation ménopause doit avant tout être un interrogatoire minutieux !

 

5 - Quand prescrire un THM ?
C’est une décision médicale partagée.
Indiqué en cas de troubles du climatère, en particulier symptômes vasomoteurs et troubles du sommeil. Mais également dans le cadre d’une stratégie de prévention primaire de la perte osseuse du début de la ménopause, plus particulièrement avant 60 ans avec des symptômes même peu invalidants. Quelques contre-indications sont absolues : cancers hormono-dépendants, antécédents CV (infarctus du myocarde, AVC, AIT...), pathologies auto-immunes. Les antécédents thromboemboliques veineux contre-indiquent les oestrogènes oraux.

 

6 - Principes du THM
Associer un oestrogène et un progestatif.
Il faut privilégier la progestérone micronisée (P4) ou la dydrogestérone (DG), (et éviter les progestatifs de synthèse) et si possible la voie cutanée (patch, crème) pour l’oestrogène (surtout chez les femmes avec des facteurs de risque CV).
Le choix du schéma - combiné ou séquentiel - est fonction des souhaits de la femme, mais l’apport de progestérone devra toujours être > 12 jours / mois. La balance bénéfices/risques est positive quand le THM est prescrit chez la femme sans CI entre 50 et 59 ans et elle doit être réévaluée de manière annuelle, sans limite de durée optimale.

 

7 - Pour en savoir +
SGUM, quèsaco ?
Retrouvez l'essentiel en vidéo (2 x 10 min) et  téléchargez les diaporamas du Pr Trémollières.