Le trouble du spectre de l’autisme, classé au sein des troubles du neurodéveloppement, concerne 1 à 2 % des enfants. Les signes apparaissent précocement, mais l’âge moyen du diagnostic reste d’environ 4 ans en France. Les médecins généralistes occupent une place déterminante pour repérer les premiers signaux et orienter l’enfant vers un parcours diagnostique et thérapeutique, coordonné, notamment grâce aux Plateformes de Coordination et d’Orientation (PCO-TND). L’enjeu est à la fois de réduire la perte de chance par un accompagnement précoce, et garantir un diagnostic de qualité.
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme, avec un pronostic très hétérogène. Le dépistage repose aujourd’hui sur une stratégie de détection précoce individualisée, fondée sur l’information du patient, l’évaluation du risque et l’utilisation raisonnée du PSA. L’intégration récente de l’IRM prostatique a profondément modifié le parcours diagnostique en améliorant la détection des cancers cliniquement significatifs tout en limitant le diagnostic de lésions indolentes.
En parallèle, l’avènement de la surveillance active a permis d’éviter les conséquences néfastes de prises en charges curatives non justifiées. Le médecin généraliste occupe une place centrale dans cette démarche, de l’information initiale à l’orientation vers l’urologue. Cet article fait le point sur les pratiques actuelles, leurs évolutions récentes et les perspectives à venir.
Créée par et pour les patients, l’Association France Glaucome (AFG) s’est donné trois objectifs : informer les patients et le public sur le glaucome, sa prise en charge et les avancées de la recherche, apporter un soutien aux patients et les représenter auprès des pouvoirs publics. Elle attribue chaque année une bourse de recherche et participe à un réseau européen d’associations de patients.
Les patientes présentent des particularités médicales et sociales qui ont pour conséquence une prise en charge moins bonne qu'on pourrait l'espérer. Des préconisations existent pour améliorer cette situation. Le but de cette enquête est d'avoir un aperçu sur l'état actuel des connaissances et pratiques des médecins généralistes sur la question de la santé des femmes.
La syncope est une situation clinique assez courante. On estime que cela représente 3–5 % des motifs de consultation aux urgences et 1–6 % des hospitalisations. Le taux de récidive global de syncope est de 30 % à 3 ans. Environ 10 % des syncopes surviennent au cours de la conduite automobile1. Cela pose ainsi le problème du risque vital pour le conducteur ou les passants.
Parmi les mesures hygieno-dietetiques qui permettent de diminuer la pression arterielle, l’importance de L’augmentation des apports alimentaires de potassium a longtemps ete negligee, alors qu’elle est au moins aussi efficace que la diminution de la consommation de sel, tres largement recommandee. Le potassium peut etre apporte par une alimentation riche en fruits, legumes, legumineuses, cereales completes et fruits a coques (donc de type mediterraneenne) ou encore par des sels dits ≪ de regime ≫ ...
La schizophrénie est un trouble psychiatrique sévère, débutant précocement, dont les répercussions sont à la fois psychiques, somatiques et sociales. Le médecin généraliste est souvent le premier en lien avec ces patients, dont le suivi est marqué par la rupture des soins. Il joue un rôle crucial dans le repérage, l'accompagnement et la prévention des complications somatiques. À travers une mise au point actualisée, cet article précise les éléments cliniques majeurs de la schizophrénie, les stratégies thérapeutiques, les soins non médicamenteux validés et la place incontournable de la psychoéducation du patient et de son entourage.
Le Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) n’est pas une mode (il est décrit depuis le XIXe siècle), les parents n'en sont pas la cause (même s’ils peuvent être défaillants) et n’est pas en augmentation (sa prévalence est stable et similaire dans tous les pays). Le TDAH fait partie des troubles du neuro-développement (dyslexie, dyspraxie, trouble du spectre de l’autisme...).
Les infections invasives à méningocoques (IIM) restent des maladies imprévisibles (méningite, septicémie, purpura fulminans) et rares, mais qu'il ne faut surtout pas rater… : la mortalité est de 10 à 12 % et ne diminue pas depuis plus de 20 ans. Depuis le Covid, on observe un rebond des IIM (+ 40 % en 2023) : tous les sérogroupes sont concernés, sauf le C, pour lequel la vaccination est obligatoire.