La schizophrénie est un trouble psychiatrique sévère, débutant précocement, dont les répercussions sont à la fois psychiques, somatiques et sociales. Le médecin généraliste est souvent le premier en lien avec ces patients, dont le suivi est marqué par la rupture des soins. Il joue un rôle crucial dans le repérage, l'accompagnement et la prévention des complications somatiques. À travers une mise au point actualisée, cet article précise les éléments cliniques majeurs de la schizophrénie, les stratégies thérapeutiques, les soins non médicamenteux validés et la place incontournable de la psychoéducation du patient et de son entourage.
Le Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) n’est pas une mode (il est décrit depuis le XIXe siècle), les parents n'en sont pas la cause (même s’ils peuvent être défaillants) et n’est pas en augmentation (sa prévalence est stable et similaire dans tous les pays). Le TDAH fait partie des troubles du neuro-développement (dyslexie, dyspraxie, trouble du spectre de l’autisme...).
Les infections invasives à méningocoques (IIM) restent des maladies imprévisibles (méningite, septicémie, purpura fulminans) et rares, mais qu'il ne faut surtout pas rater… : la mortalité est de 10 à 12 % et ne diminue pas depuis plus de 20 ans. Depuis le Covid, on observe un rebond des IIM (+ 40 % en 2023) : tous les sérogroupes sont concernés, sauf le C, pour lequel la vaccination est obligatoire.
Les professionnels de santé et les instances de santé publique ont coutume de parler d’observance ou plutôt de non-observance alors que les patients, leurs représentants et les professionnels des sciences humaines et sociales préfèrent utiliser le mot adhésion thérapeutique (AT), suivant ainsi la définition de l’OMS, terme beaucoup moins autoritaire ou moins paternaliste qui engage en fait la relation de soins entre le médecin et son patient dans une décision partagée. Quel que soit le terme, l'adhésion thérapeutique est l’un des facteurs essentiels, sinon le principal, à l’efficacité du traitement, qu’il soit médicamenteux ou non, sachant que, malheureusement, il est souvent moins contraignant de suivre le premier que le second.
La migraine est une maladie très fréquente, mais est aussi un facteur de risque indépendant de pathologies cardiovasculaires dont l’accident vasculaire cérébral ischémique. En particulier la migraine avec aura est connue pour être un facteur de risque d'AVC ischémique chez les femmes jeunes. Des résultats plus récents ont précisé le risque associé à la découverte d’une migraine avec aura après 50 ans et les origines cardiaques des AVC chez les migraineux.
Le rapport albumine/créatinine urinaire (RAC), sur un échantillon du premier matin, guide la prévention cardio‑rénale et complète le DFGe pour détecter précocement le risque cardio‑rénal. Le RAC, catégorisé de A1 à A3, prédit les événements rénaux et cardiovasculaires sans seuil et sert de cible thérapeutique. Toute anomalie doit se confirmer par deux mesures à 3–6 mois. En France, l'examen est disponible, remboursé et doit figurer dans un compte rendu standardisé en mg/g. En soins primaires, il faut associer un contrôle tensionnel IEC/ARA2, iSGLT2/ARM selon les indications et viser une baisse du RAC ≥ 30 % pour les catégories A2/A3.
La fibrillation atriale (FA) est l’arythmie cardiaque la plus fréquente. Elle touche environ 1% de la population française et sa prévalence augmente considérablement chez les sujets âgés. Pour les patients de plus de 80 ans, la prévalence est d’environ 10%1. De plus, 70% des patients qui font de la FA ont un âge compris entre 65 et 85 ans2.
Au moins les 2/3 des BPCO ne sont pas diagnostiquées, ce qui représente environ 2 millions de patients. Le diagnostic de BPCO est rarement posé lors des 1ers symptômes (ou même des 1res exacerbations). Plus de 15 % des hospitalisations pour exacerbation sévère sont inaugurales, c'est-à-dire qu'elles font découvrir à un stade déjà avancé une maladie jusque-là méconnue.
Au moins les 2/3 des BPCO ne sont pas diagnostiquées, ce qui représente environ 2 millions de patients. Le diagnostic de BPCO est rarement posé lors des 1ers symptômes (ou même des 1res exacerbations). Plus de 15 % des hospitalisations pour exacerbation sévère sont inaugurales, c’est-à-dire qu'elles font découvrir à un stade déjà avancé une maladie jusque-là méconnue.