Les urgences proctologiques sont fréquentes et dans la majorité des cas accessibles au médecin généraliste tant sur le plan diagnostique que thérapeutique. L’interrogatoire est important car il permet de supposer un diagnostic qui sera confirmé par l’examen clinique obligatoire. Le traitement est à appliquer enfonction des recommandations en vigueur.
Rhinite allergique, une épidémie masquée ? On pourrait le penser, vu la hausse constante observée : de 3 % en 1970, 30 à 40 % en 2025 !
Les symptômes sont bien identifiés par les patients : rhinorrhée, nez bouché, prurit, éternuements et, dans 2/3 des cas, des signes oculaires. Mais ils sont souvent confondus, notamment chez l’enfant, avec de « simples » rhumes. D’où un retard diagnostique important.
Très fréquents, voire inauguraux… : 50 à 90 % des femmes, surtout au 1er trimestre. Liés à l’augmentation exponentielle du BHCG jusqu’à 10-12 SA, ils sont le plus souvent peu sévères. Mais une femme sur 5 a des symptômes qui persistent au-delà du 1er trimestre, avec altération de la vie familiale et professionnelle, notamment en cas de vomissements incoercibles.
Les nouvelles capacités diagnostiques et plusieurs essais cliniques de qualité ont permis d’augmenter les connaissances et la compréhension des pneumonies aiguës infectieuses. La prise en charge des pneumonies aiguës communautaires (PAC) en médecine générale nécessite désormais de documenter les pneumonies par une radiographie thoracique ou une échographie.
Les recommandations pour la prévention cardiovasculaire (CV) proposent que l’évaluation du risque CV absolu en soit la première étape afin d’adapter la stratégie de prise en charge. Il est aussi supposé que l’information du patient sur son niveau de risque est nécessaire et doit lui faire prendre conscience de la nécessité et des objectifs d’une prise en charge adaptée. Est-ce si facile ?
Pourquoi faut-il penser à une amylose cardiaque en médecine générale ? Parce qu’en théorie, le diagnostic pourrait être posé très précocement sur des signes d’atteinte amyloïde systémique, bien avant l’infiltration irréversible des tuniques cardiaques. Les relatives banalité et fréquence de ces symptômes annonciateurs compliquent toutefois la tâche des médecins traitants.
La fissure anale est très fréquente : c’est la première cause de douleur anale. Elle touche préférentiellement les jeunes adultes, avec une même incidence hommes/femmes. Elle survient également chez 15 % des femmes dans le post-partum. Souvent confondue avec des hémorroïdes, les patients consultent 5 fois sur 6 un pharmacien… alors que le diagnostic différentiel est très simple !
Les maladies (dys)métaboliques du foie (metabolic dysfunction associated steatotic liver diseases, MASLD) doivent être recherchées chez tous les individus ayant au moins un facteur de risque cardiométabolique. Le bilan sanguin initial comprend notamment ASAT, ALAT et plaquettes pour le calcul du FIB-4 et les sérologies virales.
Peut-on porter un diagnostic d’épisode dépressif sans humeur dépressive ? Selon les critères diagnostiques du DSM-5, une diminution marquée de l’intérêt ou du plaisir peut être au-devant de la scène, sans que le patient ne se plaigne d’une réelle humeur dépressive. Et la présence de symptômes physiques, fatigue, perte (ou prise) de poids, insomnie (ou hypersomnie), n’est pas toujours très évocatrice.