Dans la nouvelle convention médicale 2024-2029, un des objectifs de santé publique est le dépistage de la maladie rénale (MRC). Il figurait dans l'ancienne ROSP, mais dédié aux seuls patients HTA et diabétiques. Il s’est aujourd’hui considérablement élargi, ciblant tous les adultes atteints de maladies cardio-vasculaires, de maladies de système ou auto-immunes.
En 2023, 11 millions de Français ont eu au moins une prescription d’un opioïde, avec une dose moyenne EMO (Équivalent Morphine Orale) de 17 mg par jour. Pour des durées souvent longues ( >3 mois pour 2,8 millions de patients), plus souvent chez des femmes, et un âge moyen de 55 ans. En termes de prévalence, cela représente 1 adulte sur 6, et, assez naturellement, les opioïdes dits faibles en constituent la grande majorité (16,6 % des adultes versus 1,21% pour les opioïdes forts).
La légère baisse observée en 2024 (–1,7%) concerne principalement le tramadol (–20%) et la codéine (–11%), les prescriptions de poudre d'opium ayant à l'inverse progressé (+37%). Ce sont les premiers effets probables des mesures de limitation mises en place. Les troubles de l’usage, les hospitalisations et les décès sont majoritairement le fait de ces opioïdes dits faibles (45% tramadol et 24% codéine).